« Un peu de bois et d’acier » de CHABOUTÉ • tout public dès 12 ans • 55 minutes

© Glénat / Vents d’Ouest
mis en musique par Sébastien TROENDLÉ
Sébastien TROENDLÉ piano
Frédéric GUÉRIN batterie & percussions
Gabriel GOUBET compositing vidéo

Avec le soutien de l’Espace culturel de Vendenheim, Machette Production, Colmar jazz festival et l’Illiade d’Illkirch-Graffenstaden.

 

Présentation du spectacle

Sébastien Troendlé, est attiré depuis longtemps par l’univers de Christophe Chabouté. Après avoir réalisé avec lui un livre illustré pour les enfants sur les thèmes du Ragtime et du Boogie- Woogie (Ed. Les Rêveurs), c’est en mettant « Un peu de bois et d’acier » en musique qu’ils poursuivent leur collaboration.

Sébastien s’est entouré de Frédéric Guérin à la batterie et aux percussions (Les furieuz casrols, Auditive connection, Chapel Hill, l’Electrik G.E.M…) et de Gabriel Goubet pour le compositing vidéo.

Présentation de la BD

Chabouté revient, avec son regard particulier et son exceptionnelle maîtrise du noir & blanc…

L’histoire d’un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années… Ceux qui passent, qui s’arrêtent, d’autres qui reviennent, certains qui attendent…

Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène… Un ballet d’anonymes et d’habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier.

Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d’un Tati, agrémentée d’un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d’une pincée de Keaton …
330 pages d’une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public…

Juste un peu de bois et d’acier…

Quand la presse en parle

Peu de dessinateurs savent comme Chabouté raconter et rendre palpitant ce qui se passe quand il ne se passe rien. Les « vraies gens » qui l’inspirent depuis toujours (lire Tout seul, 2008), on les rencontre cette fois autour d’un banc, dans un square qui est comme la scène d’un petit théâtre en plein air, avec des vieux, des jeunes, la plupart seuls, qui sont là pour un court moment de répit, d’attente, de lecture, de vide, qui se côtoient sans se voir ou en faisant mine de, sans rien espérer de plus que de « tuer le temps ». Des silhouettes qui peu à peu s’animent, deviennent des personnages, à mesure qu’ils apparaissent, disparaissent et repassent au fil des pages. Et que le temps passe.

Car c’est la décisive originalité de cette ronde rien moins que statique : on voit, littéralement, défiler les jours, les mois, les saisons, tandis que s’installe cette impalpable dimension où, dans un mélange subtil de mélancolie douce et de cocasserie incongrue (du genre « tatiesque »), le « rien » de ces moments suspendus fourmille en fait d’infimes détails, futiles ou touchants, à partir desquels le lecteur a tout loisir d’imaginer l’existence de chacun. Chabouté réussit à se glisser dans les interstices de ces existences anonymes pour débrider une humanité profonde, loin des conventions et des approximations du jeu social… Un peu de bois et d’acier devient ainsi un très beau film en noir et blanc sur la vie mode d’emploi, découpé, monté et rythmé au plan près, où l’auteur a osé prendre le temps de « laisser de la place aux silences ». Ce « film » muet, sans la moindre ligne de dialogue, est irrésistiblement parlant.

Jean-Claude Loiseau, TELERAMA

Vidéo

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